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NAPOLEON ET L'OPERA
de Chaillou-d
Editeur : Fayard
Prix éditeur : 28.00 €
Prix ZicStore : 26.60 €
Économisez : 1.40 € (5%)
Délais de livraison : 4 à 8 jours
542 pages, 23.5 cm X 15.3 cm, 796 gr
EAN 13 : 9782213617800
Date de parution : 04/02/2004
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Commentaire de l'éditeur
Qui aurait soupçonné que Napoléon était un spectateur assidu de l Opéra de Paris ? Que, dans le feu des batailles, il s inquiétait des pièces à l affiche et du contenu des livrets ? Qu il fut lui-même à l origine de certaines créations et parlait d égal à égal avec les compositeurs? Napoléon mélomane : cet aspect du grand homme serait bien inattendu s il ne cachait un intérêt moins innocent. En effet, l expert en propagande qu était l Empereur a vu dans la scène de l Opéra, fleuron de la vie parisienne, un lieu idéal pour faire valoir son action auprès de l opinion. Sous couvert de personnages de théâtre dieux, rois et héros , c est sa propre légende qu il donnait à voir, exaltée par la musique chantée en français (le privilège de l Opéra), magnifiée par l éclat des costumes et des décors, parfois mise en mouvement par de fastueux ballets. Derrière Les Bayadères, Les Abencérages ou même Le Laboureur chinois, se profile toujours l ombre impériale On découvrira ici comment l Opéra a été un miroir de la politique napoléonienne, miroir embellissant bien sûr. Six années du règne sont passées au crible, années cruciales. 1810 marque ce qu il est convenu d appeler le « tournant monarchique » : souverain d un empire qui s étend sur une grande partie de l Europe, Napoléon est entré dans le club très fermé des dynastes. 1815 sonne le glas du régime, l homme porté aux nues s effondre. Entre ces deux dates, événements fastes et échecs alternent, qui infléchissent curieusement les créations lyriques. C est aussi un répertoire oublié que ressuscite cet ouvrage. S appuyant sur des sources inédites, il analyse autant la thématique des uvres que les conditions de leur production, de l examen du livret au spectacle final. Il démonte les mécanismes cachés par lesquels Napoléon fait de l Opéra un théâtre à sa gloire : censure et autocensure, noyautage du milieu des artistes, contrôle de l administration. De là une étonnante galerie de portraits où les vrais créateurs Spontini, Le Sueur, Kreutzer, Cherubini, Méhul côtoient courtisans serviles et hommes d appareil. Tous ces éléments jamais mis en lumière ajoutent une page très nouvelle à l histoire politique et culturelle de la société française.
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