Du début des années 1950 (en prince de la trompette cool aux côtés de Charlie Parker puis de Gerry Mulligan) jusqu'à sa défenestration en 1988 à Amsterdam, Chet Baker est devenu un mythe américain et a été surnommé le "James Dean du jazz ". Par un monologue poétique, Zéno Bianu s'attache à restituer la note bleue d'une aventure qui n'a cessé de tutoyer les extrêmes. Il livre un texte-confidence à la fois tendu et mélancolique, médiumnique et chaviré, qui tente de faire écho au phrasé unique de Chet Baker.
Né à Paris en 1950. Signataire du Manifeste électrique dans les années 1970, Zéno BIANU est l'auteur d'une œuvre multiforme, interrogeant à la fois la poésie, le théâtre et l'Orient. Ses pièces et adaptations ont été jouées dans la Cour d'honneur, au Festival d'Avignon, et à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, notamment L'Idiot, dernière nuit, avec Denis Lavant. Il a reçu le Prix international de poésie francophone Ivan Goll et dirige la collection « Poésie » aux éditions Jean-Michel Place. Il est notamment l'auteur de Infiniment proche (Gallimard), Le Ciel intérieur (Fata Morgana), Le Battement du monde (Lettres vives), Suite pour Albert Ayler (Les Faunes) et a présenté les livres Les Poètes du Grand Jeu (Gallimard), Poèmes à dire, Une anthologie contemporaine francophone (Gallimard) et El Dorado, poèmes et chants des Indiens précolombiens, avec Luis Mizón (Seuil).